Dans son « budget d’urgence » de 2010, présenté un mois après les élections générales de cette année-là, le nouveau chancelier, George Osborne, a exposé les raisons d’une période d’austérité qui allait encadrer la politique britannique pour la prochaine décennie. Associant faussement l’impact dévastateur du krach économique mondial aux politiques de dépenses et d’emprunt des travaillistes, M. Osborne a exploité une crise pour lancer une croisade désastreuse visant à réduire la taille de l’État.
Lundi après-midi, dans un autre moment déterminant pour les Communes, Rachel Reeves s'est également retournée contre ses prédécesseurs immédiats, mais avec des arguments plus légitimes à sa disposition. Dans une analyse cinglante, Mme Reeves a exposé un « tr...
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